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Le Blog des EMBÊTÉS

N° 2 de la Série Histoire de la Citoyenneté en Tunisie. HOMMAGE A BSB, BECHIR SALEM BELKHIRIA

N° 2 de la Série Histoire de la Citoyenneté en Tunisie. HOMMAGE A BSB, BECHIR SALEM BELKHIRIA

HOMMAGE A BSB, BECHIR SALEM BELKHIRIA : QUAND LES HOMMES SEMENT, LES GRAINES SE LEVENT 40 ANS APRES

Par Moncef Bouchrara

1. Je ne peux m'empêcher à cette occasion de penser à un homme que j'ai frequenté et connu, et qui est décédé il y a trente ans déjà. Il s'agit de Monsieur Bechir Salem Belkhiria, qui avait réussi à se faire appeler par ses initiales BSB, était un homme d'affaires avisé redoutable derrière une aménité de grand aloi. Il aura aura laissé à ses héritiers de quoi s'enrichir bien plus que ce qu'il a été. Mais, cet homme là, avait bien plus de talents que celui de faire de l'argent. Ancien de Sadiki ( les années glorieuses d'avant l'indépendance), ayant poursuivi ses études aux USA,il descendait d'une famille de commerçants, de Jammel. Il avait su briller et se faire connaitre de la socièté tunisienne durant les années 70's et 80's, alors que son nom était plutôt frappé d'ostracisme du temps de Bourguiba. Cet homme d'affaires qui le premier s'était ouvert vers l'Asie en tant que source d'importation ( il était le representant de marques Japonaises d'electronique et de voitures, entre autres), ne se contentait pas d'accumuler de l'argent ici ou ailleurs ( je ne vise personne bien sûr).

Il a marqué d'une façon ou d'une autre tous ceux qui avaient croisé son chemin. Il avait crée ou financé d'innombrables associations à but non lucratif et qui visaient au developpement de la Tunisie. Il avait lancé le Premier Concours de l'Invention, durant les années 70's, au grand dépit des élites employées dans l'appareil de l'Etat, qui ne souhaitaient que l'on devienne celebre , en dehors de la filiere qu'ils avaient choisie. ll avait crée aussi l'Association d'Amitié TunisAsia, qui favorisait les échanges de toute sorte de avec l'Asie. J'en ai été un bref Secretaire General, quelques mois avant son deces, parce qu'il l'avait voulu. C'est à titre que nous avions organisé, en partenariat avec la revue Le Mensuel, de Aziz Krichen, une manifestation qui a marqué les esprits de cette époque. Avec un conferencier venu spécialement du Japon, pour exposer la maniere dont les japonais ont réussi à donner à leur production une qualité exceptionnelle. Ce jour là à l'Hotel Africa, le ban et l'arriere ban des milieux d'affaires tunisiens, se pressait pour ecouter ce conferencier exceptionnellement venu de l'Est, et non de l'Occident, comme d'habitude...Si Rachid Sfar, Premier Ministre de l'époque, et vrai Homme d'Etat, avait ouvert la séance.

Outre " Les Liens Solides" qui regroupait les anciens Sadikiens de sa génération, il avait crée avec l'aide de Tahar Belkhoja, ancien Sadikien, la fédération tunisienne de Rugby, entre autres..et tout fait pour diffuser la culture du rugby en Tunisie..Et c'est pour cela que la nouvelle rapportée ci dessous, où une équipe de jeunes de sa ville natale m'a fait me rappeler de lui. Ainsi ce qu'il a semé comme graines, et de façon bénévole, il y a 40 ans lui survit aujourd'hui...


2. Peut être que la leçon de ces souvenirs que je suis permis d'exposer ici aujourd'hui publiquement pourrait nous être utile. Dans cette période que nous traversons tous, en ce moment, en tant que femmes et hommes qui nous demandons ce que nous pouvons faire de notre passage sur cette planète, Que nous soyons croyants ou pas, nous pourrions nous convaincre que nous n'avons pas besoin de cueillir les fruits de ce que nous avons semé, pour bien faire et accomplir notre petite part. Les vieux tunisiens qui ont profité des saveurs uniques del'huile d'olives tunisienne, savaient trés bien cela, car disaient ils :" je plante cet olivier aujourd'hui, mais je ne profiterai pas vraiment de tous ses fruits, car si l'olivier commence à produire à partir de cinq ans, il atteint son maximum, à partir de15 ans et dure ainsi 80 ans , ce sont donc mes enfantset mes ^petits enfants qui en profiteront...". Combien de fois ai-je entendu cette histoire là, et combien de fois me suis je dit que les tunisiens avaient dans leur culture la plus profonde, une boussole pour l'avenir, et une maniere de dépassr l'anxiété de leur fin. Quand on veut approfondir la connaissance d'un peuple, peut vaudrait-il mieux éviter leurs élites qui ne savent qu'emprunter à l'exterieur et aller vers les paysans et les hommes de peu. C'est comme cela, je crois, que l'on peut rencontrer la merveilleuse résilience de certaines communautés..

Moncef Bouchrara, 1er Mars 2016.

@copyright 2016 Le Journal d'Un Groupe Citoyen Tunisien.

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